C’est ainsi que notre voyage se termine. Nous rentrons en effet après quelques mois sur la route. Nous souhaitions faire un bilan pour nos souvenirs et pour les futurs voyageurs qui pourront lire ces quelques lignes.

L’experience en elle même fut très enrichissante car nous avons beaucoup appris sur le monde, sur d’autres manières de vivre, mais aussi sur nous même et l’un sur l’autre. Ce ne fut cependant pas facile tous les jours. Il ne faut pas se le cacher un tour du monde ça fatigue le corps et l’esprit. La routine de chercher son hôtel, sa nourriture et de voir un centième temple peut aussi vite nous toucher. Il faut donc garder notre motivation avec ces hauts et ces bas et son énergie.

Nous avons par exemple réalisé après un mois de course effrénée au Pérou, que nous n’étions pas en vacances. Il nous était impossible de garder le rythme habituel des deux ou trois semaines de vacances. Il nous fallait ralentir au risque de vite nous épuiser. 

Pour cela un avantage non pas des moindre fut que nous n’avions rien réservé. Nous sommes aussi restés basé sur notre idée d’itinéraire du départ. Limitant les trajets opposés et nous déplaçant que vers le sud ou le nord au sein du pays ou continent. Tout ceci dans le but de garder de la flexibilité et de limiter les coûts de transport et surtout les temps de déplacements. 

Les transports auront ainsi été pour Julien une belle épreuve. Dur lorsqu’on fait un tour du monde mais nos heures de routes dans les montagnes du Pérou, du Chile ou de la Patagonie, sur des chemins en piteux états l’auront rendu malade plusieurs fois.

Caroline a le plus souffert de la qualité d’hébergement des hôtels et auberges en Amérique latine car les normes et standards d’hygiènes sont loins des notres. La nourriture fut aussi difficile, ne pouvant cuisiner. 

Il faut donc revoir complètement son mode de vie lorsqu’on voyage sur plusieurs mois.

Nous avons aussi passé plus 200 jours ensemble 24h/24h 7j/7j. Chose que l’on regarde aujourd’hui comme génial mais cela ne fut pas toujours facile. Nous avons du faire preuve de patience et de conviction pour aller au bout de ce voyage. Il faudra trouver un autre équilibre en rentrant, il nous faut bien quelques mois de vacances pour récupérer (on pense bien sûr aux travailleurs) 😁.

Julien retiendra aussi que ce n’est certainement pas l’endroit où l’on est qui fait le bonheur. Après plus de 10 ans à voyager et à se l’imaginer, drôle de leçon. Certes, découvrir le monde est très enrichissant, cela convient parfaitement aux aventureux et permet de garder une excitation et détachement de la routine mais lorsqu’on a réalisé ces rêves, on s’aperçoit ensuite que la question du bonheur reste toujours inchangée. Il a aussi compris que peut importe où il se trouvait, il pouvait se sentir dépasser par les événements ou les tâches à effectuer (car oui même en voyage il y a toujours à préparer l’itinéraire, les photos, le blog etc). Cela n’a rien à voir avec le travail mais plus un état d’esprit. Il est donc pas tout à fait vrai de croire qu’un tel voyage repose ou permet de se détendre. Après coup, il faudra donc persévérer dans ce lacher prise et relachement. 

Pour Caroline, ce fut une chance de voyager. Ce fut extraordinaire, mais il ne faut pas oublier que cette itinérance demande beaucoup de renoncements envers sa vie quotidienne. Pour sa part, ces inconforts ont été épuisants. Mais l’objectif du voyage est resté au premier plan et les découvertes nous ont permis de tenir le cap.

Ces dernières années ont été remplies de travail et cette pause lui aura redonné le souffle pour engager enfin, elle l’espère, un développement professionnel différent, et bien-sûr la poursuite nos projets personnels.

De nouveaux projets oui… alors peut être à bientôt sur la route, dans les montagnes ou sur le net..

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